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Lauranne a été recrutée pour développer le foin de cuisine

 

 

D’origine caennaise, après des études agricoles et une expérience appréciée de tous a la Halte Paysanne, Lauranne nous rejoint pour valoriser les produits de la ferme, et répondre à vos attentes grandissantes de consommation BIO et locale. 

A cette occasion, nous avons eu le plaisir d’accueillir Nathalie Guerin, journaliste pour Le Publicateur Libre. Nous avons pu échanger avec elle sur l’évolution de notre activité depuis son lancement, ainsi que sur les belles perspectives qui s’offrent à nous pour les mois à venir. 


A Saint-Fraimbault, Lauranne aide Alain à développer le foin de cuisine

Le foin culinaire de Michel et Alain rencontre un grand succès, au point que les deux fermiers bio de Saint-Fraimbault ont recruté une personne pour les aider à se développer.

 

"La demande est forte. Nos volumes ont augmenté. Nous avons démarré avec quelques dizaines de kilos de foin par mois pour arriver aujourd'hui à 1,5 tonne, 3 à 4 bœufs pour la première année, à 12 bœufs par an valorisés au détail ou sous forme de colis."
"La demande est forte. Nos volumes ont augmenté. Nous avons démarré avec quelques dizaines de kilos de foin par mois pour arriver aujourd'hui à 1,5 tonne, 3 à 4 bœufs pour la première année, à 12 bœufs par an valorisés au détail ou sous forme de colis."

Reconvertis en bio depuis 1996, Michel Chatel et Alain Delangle ont mis en place une filière courte pour se diversifier et permettre l’arrivée d’Adrien et Lucien, les fils de Michel, sur leur ferme à Saint-Fraimbault (Orne). Le 1er janvier 2019, les 4 associés ont créé la Sarl Michel et Alain dans le but de commercialiser leur foin pour la cuisine, les produits au foin et la viande bovine surgelée (PL de novembre 2017). Ils n’imaginaient pas à l’époque que leur idée originale allait rencontrer autant de succès en 2021.

 

Partout en France

 

La société Michel et Alain commercialise ses produits sur son site (www.degustonfoin.fr), avec le partenariat d’autres plateformes internet d’alimentation bio et aussi dans les magasins de proximité comme les épiceries de centre-ville. Les recettes qui sont jointes au foin pour la cuisine sont élaborées par Hubert Nobis, chef du restaurant l’Auberge de la Mine à La Ferrière-aux-Etangs, le confit de foin par André Guépratte à Virey, les biscuits au foin par l’Atelier du Biscuit à Sannerville et d’autres sont en préparation, comme les tripes au foin fabriquées par les Rillettes Gorronnaises.

 

Un séchage en grange

 

Le foin bio récolté à la ferme, trié et emballé manuellement dans des jolis petits sacs écologiques en jute, pour la cuisine et les tisanes. Ce foin, séché en grange, conserve la saveur et la senteur des diverses plantes printanières qui poussent naturellement dans les prairies normandes.

 

Besoin d’aide

 

Les quatre associés se sont partagés les tâches. Si Michel et ses deux fils exploitent la ferme avec 110 vaches laitières et des bœufs mix à tendance simmental, Alain gère la société Michel et Alain. Mais à 58 ans, Alain ne peut plus gérer seul la commercialisation, la recherche et développement, la logistique et le packaging du foin à cuisine et ses produits dérivés. Il s’est donc mis en quête d’une personne pour l’épauler et donner des perspectives d’avenir à un projet dont les champs d’action restent à explorer.

 

Une entrepreneuse

 

La perle rare s’appelle Lauranne Marie, 23 ans. Originaire de Caen, elle est diplômée d’un BTS productions agricoles et d’une licence Vital axée sur la valorisation des produits locaux. « Alain livrait ses produits à la Halte paysanne à Flers où je travaillais depuis 1 an et demi. C’est comme ça que nous avons fait connaissance. Il m’a expliqué qu’il recherchait quelqu’un pour l’aider », explique-t-elle. Conquise par les perspectives d’avenir qu’offre la ferme bio de Michel et Alain, Lauranne a proposé sa candidature. Voyant qu’il avait affaire à une entrepreneuse, Alain n’a pas hésité à l’embaucher. Depuis, elle s’investit pleinement dans sa nouvelle activité dans le but de s’associer, de développer la gamme, d’innover en créant de nouveaux produits et partenariats. « Je suis content de montrer qu’on peut créer de la valeur ajoutée à un produit aussi commun que le foin et faire revenir des jeunes urbains à la campagne », souligne Alain. « Ce qui n’est pas synonyme d’isolement puisqu’on travaille avec un réseau de partenaires partout en France et des commerces locaux qui peuvent nous donner des retours sur nos produits. Ce qui permet de se remettre en question pour toujours répondre à la demande des consommateurs en matière de circuits courts, de qualité et de facilité pour la viande surgelée dont la DLUO * est de 18 mois », renchérit Lauranne.

 

Aujourd’hui, la société Michel et Alain est en plein essor. Lauranne est aidée, deux jours par mois, par deux salariés de l’ESAT Anaïs de Domfront pour la mise en sac du foin.

 

Nathalie Guérin pour le Publicateur Libre, 25 février 2021

https://actu.fr/normandie/saint-fraimbault_61387/a-saint-fraimbault-lauranne-aide-alain-a-developper-le-foin-de-cuisine_39748240.html