De l'action au delà de la prise de conscience pour cette nouvelle année

Voilà ce que nous vous souhaitons pour 2018!

Se dire que chaque petite évolution peut avoir son importance car c'est bien chaque petite action destructrice qui a amené à cette situation d'un environnement dégradé, d'un climat chaotique, d'un monde agricole ébranlé ou d'un monde citoyen perturbé.

Ce n'est pas simple de se dire qu'il faut reprendre un à un chaque geste pour en analyser les effets et en traduire les actions nouvelles à déployer mais c'est un passage obligatoire pour envisager le changement.

Dans nos campagnes, la première action significative et visible de l'industrialisation de l'agriculture a été l'arrachage des haies et l'abatage des vergers.

Qu'a t' il manqué à l'époque pour penser l'arbre à ce point inutile voir nuisible à notre égard?

Fallait il autan croire au pouvoir de la mécanisation et de la pétrochimie pour s'imaginer qu'elles permettraient de remplacer un élément de notre écosystème aussi fondamental.

On aurait pu un temps soit peu réfléchir avant de détruire, mieux observer pour mieux régénérer et s'abstenir d'autan d'arrogance en pensant qu'il suffisait d'user sans voir qu'on abusait.

Il paraîtrait que maintenant on sait! Qu'on a conscience qu'il y a danger mais que comme tout est monnaie, il va falloir trouver l'économie qui nous permettra enfin de réensemencer. 

Avant ce temps de l'arrivée du pétrole, on savait l'importance de l'arbre, ne serait ce que par le feu et la chaleur qu'il produisait.

J' entend ici où là qu'il faut stopper le renouveau du poêle à bois, sous prétexte qu'il ne faut plus couper les arbres! Et si au contraire le fait de remettre dans l'économie un bien aussi renouvelable et profitable ne nous redonner l'envie de le cultiver et de l'entretenir.

Ce qui est vrai pour l'arbre l'est tout autan pour l'ensemble des éléments qui participe à la préservation de la biodiversité et s'il n'est pas encore le temps pour moi de parler élevage, je souhaiterais qu'on se garde aujourd'hui de ne plus penser que par végétalisme ou véganisme au risque d'impacter tout autan notre environnement comme a pu le faire la pétrochimie.

Alors oui pensons économie, économie circulaire qui créait des boucles, écologiques, économiques et sociales à la plus petite échelle possible et qui participent elles-mêmes au cercle de l'économie mondiale. Encourageons les vaches à pâturer l'herbe des près à la place de s'enivrer de maïs et de soja qui déforestent sous nos fenêtres et loin de nos campagnes. Des vaches qui nourrissent les citoyens mais aussi ceux qui les élèvent et se lèvent chaque matin pour les traire et leur donner à manger.

En mettant l'autonomie au centre de notre système de production, en tissant des liens à la fois par notre engagement militant mais aussi au travers des quelques  brindilles d'herbes séchées que nous commercialisons dorénavant, on souhaite participer à éveiller les sens, gustatifs, olfactifs et rendre le changement possible au delà de la simple prise de conscience.

Si nous vous encourageons à cuisiner au foin, nous vous souhaitons d'y adjoindre en toute cohérence une viande, un lait, une pomme de terre ou tout autre ingrédient issue d'une production respectueuse de nos écosystèmes.